Accrochée à sa corde à linge, elle sèche.
Elle a essoré son chagrin, maintenant elle sèche.
Elle n'est tenue que par deux pinces aux épaules. Ça poche et bientôt elle penche. Irrémédiablement elle penche. Elle glisse et s'affaisse subrepticement. Ensuite elle tombera, comme les autres fois. Dans la bassine en zinc qui attend à son pied. Celle qui est pleine de son chagrin d'avant -toujours le même en fait, celui dont on l'a déjà essorée- et qu'on oubliée de vider.
Alors bien sûr, quand elle tombe, elle retrempe...