Assise à la fenêtre, elle regarde ses mains. Les ongles rongés qui disent son inquiétude, les petites peaux rognées, presque à vif, qui livrent son désarroi.

Assise à la fenêtre, elle regarde ses mains qui n'ont pas le même âge qu'elle. Des mains marquées, des mains plus vieilles. Tout un corps taraudé par son décalage horaire intérieur, l'esprit adolescent, la vie mature. Les enfants jeunes.

Assise à la fenêtre, les deux mains sur le carreau, elle vérifie la résistance du verre, protecteur.